Octobre 2005 :

C’est la date de mon premier contact téléphonique avec la société de recouvrement.

Quelques appels très agressifs reçus à toute heure avaient dégénéré en échanges assez « virils » qui avaient rapidement clos le sujet, sans autres suites ni conséquences.

Depuis cette date, j’ai eu droit (ainsi que certains de mes proches) aux assauts cycliques des chasseurs de primes de la Société Credirec.
J’avais été immédiatement sidéré et outré par les procédés de bas étage utilisés. [...]

Novembre 2006 :

Environ une semaine avant de subir une nouvelle campagne d’intrusions téléphoniques de la Société Credirec, j’ai reçu un appel d’un pseudo-employé de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie sur mon téléphone portable privé et confidentiel (celui dédié uniquement à mes proches).
Ce personnage me demandait de lui communiquer mon adresse exacte et précise afin « d’envoyer la mise à jour de la Carte Vitale » (avec la photo) qui lui revenait sans cesse faute d’adresse exacte…

Pour donner le change ce Jean Deval (sic) m’a donné alors le numéro téléphone exact de la CPAM Paris, tout en me disant que, s’agissant d’une plate-forme téléphonique, je ne pourrai le joindre.

Il insistait gentiment et presque habilement afin que je lui communique mon adresse.

Outre l’aspect quand même un peu grossier de la manœuvre (d’où pouvait provenir ma photo ?), l’enquêteur amateur -mais par ailleurs d’un contact fort engageant et sympathique disposait quand même de mon nom exact, de mon numéro de S.S. et de mon numéro de portable confidentiel.

J’ai donc appelé la CPAM, sur le « vrai » numéro de plateforme sur Paris (0820 904 175) communiqué par le « faux » agent afin de leur narrer cet incident.
Bien entendu, l’employé fantôme… était un vrai fantôme.

L’agent de la CPAM répondant au téléphone, m’a alors confirmé qu’il avait eu vent de plusieurs de ces tentatives par des « cibles » venant s’informer.
Il m’a bien sûr rappelé que JAMAIS, la CPAM ne procédait de la sorte, par téléphone dans le but d’obtenir des infos confidentielles.
Il m’a également indiqué que la direction de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie avait passé des consignes à ses agents qui avaient parfois la naïveté de donner des informations personnelles sur les assurés à des interlocuteurs se faisant passer pour des médecins ou des organismes sociaux…

Toutes choses qui m’ont sérieusement inquiété quant à l’étanchéité des multiples entités détenant chacune une part de mes données personnelles et dont le regroupement, je ne sais où ni comment pouvait finir par faire un tout assez convainquant pour le candide.

Agacé et devinant sans peine d’où provenait cette tentative d’intrusion, j’ai alors écrit une lettre au directeur de la CPAM pour signaler cet incident, histoire de vérifier ce que je supposais déjà.

Celui-ci a eu l’amabilité de me donner la réponse suivante :

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Début du message réexpédié :
De: “Secretariat de Direction” <secretariat.direction@cpam-nice.cnamts.fr>
Date: 8 novembre 2006 15:03:09 GMT+01:00
À: xxxxxxxx@xx.fr
Objet: APPEL TELEPHONIQUE DE LA CPAM
Dossier n° 835 - EC/EC
Monsieur,
Par e.mail du 25 Octobre 2006, réceptionné par mon Secrétariat le 6 Novembre 2006, vous avez appelé mon attention sur une communication téléphonique du 24 Octobre 2006 dans l’après-midi, de la C.P.A.M. de PARIS.
Je vous informe que tous les agents des Organismes de Sécurité Sociale sont tenus à un strict respect des règles du secret professionnel.
Par ailleurs, la C.P.A.M. ne détient pas les coordonnées téléphoniques des assurés sociaux qui y sont affiliés ; ses agents ne sont pas autorisés à téléphoner aux assurés.
Je vous précise également que tous les contacts avec nos publics se font de façon clairement identifiée et jamais anonymement.
Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.
LE SOUS-DIRECTEUR,
Jean-Paul GIRARD

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Nous voilà donc rassurés.

Au long de ces Campagnes de chasse, j’ai également reçu une ribambelle de lettres d’intimidations de couleurs variées, de télégrammes téléphonés et alarmistes détenant des informations éparses et en désordre relatives à ma femme, mes enfants… (Téléphones et adresses diverses des uns et des autres).

Bref, quelque part, « on » fouille, « on » croise des données, « on » les extorque par la ruse et probablement par de « petits arrangements entre amis ».

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Les « Solutions » selon Credirec.
SIP- Société d’Investigation Privée, filiale de Credirec, finance la qualification professionnelle d’Agent de Recherches Privées

“Les clients débiteurs omettent parfois de prévenir leurs créanciers de leur changement d’adresse. Avant toute chose il faut donc réussir à les localiser. J’ai découvert chez SIP un métier apparenté au métier de détective privé. Aujourd’hui je suis Agent de Recherches Privées spécialisée en recherche de coordonnées, agréée par la Préfecture de Police. Ce statut est reconnu. J’exerce mon métier dans un cadre légal. SIP a financé ma formation obligatoire pour exercer ce métier.”
Charlotte, SIP Nantes - Agent de Recherches Privées.

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