Le Renseignement économique :

La FIGEC ou Fédération nationale de l’information d’entreprise et de la gestion de créances.
Damned, c’est du sérieux !

Le site de la FIGEC démarre avec une animation affichant en grosses lettres sur fond de musique d’ascenseur :

RESPECT… DEFENSE… NEGOCIATION

[...]

Suivi du symbole de la balance de la Justice dont le plateau devrait pencher très nettement du côté du Gros Fric pour être crédible.
Je vous laisse le loisir d’examiner le business qui se fait par là…
Intrigué, on froncera le sourcil ensuite en découvrant ici cette info du 21 février 2006 provenant du journal « Les Echos »

  • Nathalie Lameyre, Emmanuel Texier.
    Nathalie Lameyre a été élue présidente de la Figec, Fédération nationale de l’information d’entreprises et de la gestion de créances. Elle succède à Guy Auréjac, directeur général délégué de SFRB et Convergence. Emmanuel Texier a été élu vice-président, en remplacement de Frédéric Julien, directeur Data Strategy & Investments chez BIL/Dun & Bradstreet et cogérant de la société Bilans Service.

Les Echos - 21 février 2006

Les Echos - 21 février 2006

Au passage, on remarquera que M. Emmanuel Texier était en 2004 Trésorier du GFII (Groupement Français de l’Industrie de l’Information) dont le président, à cette époque était le Chef du Département de la Documentation et de l’Information à l’INPI.
Vous voulez vérifier ?, faites une recherche textuelle dans cette page,

  • chapitre : 2.2 Les décisions statutaires > Trésorier
GFII-Administration

GFII-Administration

Nathalie Lameyre était en 2006 la gérante de Credirec-Finance, mais faisait alors également partie de toute une nuée de Conseils d’Administration et pas seulement de celui de Credirec.

On s’interrogera dés lors de savoir comment la FIGEC et la société Credirec de Nathalie Lameyre peuvent cohabiter avec l’Éthique revendiquée et être les défenseurs assidus de la protection des données personnelles… ces contorsions d’une extrême souplesse sont pourtant possible et ne semble même pas produire des courbatures.

  • Se souvenir de la SIP- Société d’Investigation Privée, filiale de Credirec, finance la qualification professionnelle d’Agent de Recherches Privées.

Inquiétons-nous sérieusement en lisant ensuite ceci sur le Portail de l’Information Numérique Professionnelle, le GFII sur le site même du GFII (Synthèse de la journée d’étude GFII - GESTE, Les données personnelles, la loi et l’Internet du 11 Mai 2000)

Je cite en attirant l’attention en rouge sur certains propos concernant l’« anonymisation » des décisions de justice :

  • 2.5. Le renseignement commercial :
    Andrée Ahano, secrétaire générale de la FIGEC, après avoir rappelé le rôle du renseignement commercial et du recouvrement a souligné les risques économiques liées à la législation sur les données personnelles pour ce secteur d’activité.
    L’organisation d’une partie des activités économiques sous la forme de structures individuelles ainsi que la mention du nom des dirigeants dans la masse d’informations communiquées font, selon certaines interprétations, tomber la collecte d’informations dans le champ de la loi de 1978. La FIGEC souhaite que la transposition de la Directive différencie la collecte et le traitement de données sur les activités économiques de celles concernant la vie privée des individus.
    D’autre part, si la loi de 1978 prévoyait l’information des personnes concernées par la collecte et le traitement de données personnelles dans le cadre des collectes directes, la Directive élargit cette obligation aux cas de collecte auprès de tiers. Dans le cadre des activités de renseignement commercial, cette obligation peut imposer des démarches lourdes et inutiles aboutissant à compromettre in fine l’activité même du secteur.
    La FIGEC suggère de conserver une certaine souplesse quant à la forme que doit prendre l’information des personnes concernées par la collecte de données personnelles. Elle soutient l’article 27 de la Directive qui incite les professionnels à adopter des codes de conduite, permettant d’apporter des solutions adaptées à des situations différentes.

C’est donc votre amie personnelle Nathalie Lameyre (ou son clone en 2008) et cadre multicasquette, officiant à la fois au four et au moulin qui est gardienne de la déontologie distillée auprès des Sociétés de Recouvrement de tout poil.

C’est aussi son petit personnel nourri de l’éthique maison qui vous réveille désagréablement au chant du coq avec la délicatesse d’un milicien en stage de formation, vous faisant flipper à partir d’informations à demi fausses et provenant d’on se sait où, obtenues on ne sait pas trop comment…

La déontologie : notion abstraite, relative, à géométrie variable.

On imagine sans effort les pressions qu’exercent ce lobby sur une structure comme la CNIL (financièrement exsangue) et afin d’occire les dernières naïvetés, on lira avec intérêt ce qui se dit ici au sujet cette Commission par ailleurs uniquement consultative.

On trouve ici un Compte rendu de la table ronde « Protection des données personnelles » datant de 1998 :

  • « La modification de la composition de la CNIL est également débattue, certains suggérant de l’ouvrir davantage aux professionnels ».

1998 - Biblio du droit de l'administration électronique
le représentant de la FIGEC faisait bien sur partie des participants très actifs de la Table Ronde.

Quelques années plus tard, le souhait semble exaucé largement.

CREDIREC, FIGEC, CNIL…

Qui contrôle les contrôleurs dans cet étrange mélange de genre ?

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La réutilisation des données publiques : un enjeu majeur pour la société européenne de l’information.

Extrait :

  • (…) La réutilisation des données publiques est, pour nous tous, un enjeu majeur. Les données publiques constituent un capital stratégique pour notre vie collective ; dans ce sens l’Assemblée Nationale se devait d’accueillir ce séminaire pour y réfléchir.
  • Les données publiques sont un bien collectif stratégique : beaucoup d’aspects de notre vie collective, sur les plans économique, culturel et de l’information sont directement liés à la détention, au traitement et à la mise à disposition du grand public de données informatives, et l’Etat dans toutes ses composantes constitue une source très importante d’informations.
  • Il serait scandaleux que ces données ne soient pas mieux exploitées : elles sont un bien collectif et constituent une richesse nationale.
  • Nous sommes tous constructeurs de cette richesse nationale à travers les enquêtes, les formulaires à remplir…
  • Il est normal qu’il y ait un retour de ces informations pour l’administration, bien sûr, mais aussi pour l’ensemble de nos concitoyens. (…)

Ben tien !

Qu'en pensez vous?